Les mots peints...

Ecrire une peinture ou peindre un écrit est toujours un défi pour la main et l'esprit

Parfois, j'écris, et puis je peins ou alors je peins et puis j'écris. Alors j'essaie. J'essaie de peindre mes écrits ou d'écrire mes peintures.

Peindre par abstraction des mots qui ont un sens ou écrire en alexandrin des peintures abstraites ou suggestives. Une obligation d'aller vers l'essentiel. A chaque oeuvre un challenge. 

Extraits...



Etreinte picturale

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La toile est encore blanche
Que résonnent tes soupirs
Du creux de tes hanches
S’élève le désir
Les battements de ton cœur
Eventrent ta tête
Ton regard est ailleurs
Le plaisir va naître

Tes mains frémissantes
Recherchent le geste
Tout ce qui te hante
Va bientôt disparaître
Tu recherches l’éclat
L’absolue délivrance .../...




Dualité...

.../...

IImpénétrable destin turquoise

Fond semblable au brillant de mer
Celle que j’aime, celle d’Iroise
Un sage voilier sentinelle de la terre
S’oppose à la stupide et sournoise
Humanité et sa folle galère


Ce pourrait- être cela... la dualité

Ce pourrait-être cela ou bien alors
Un ciel élégant perdu dans l’au-delà
Où se soulève Eole sous un masque d’or

Érigeant sa colère pour que passe à trépas

Le linceul d’Æthrios et ses plaisantes aurores

Généreux bienfaiteur de nos jours ici- bas


Ce pourrait-être cela …la dualité  .../...





Je voudrais vivre mille ans...

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Et t’aimer encore
Encore et encore
Interminablement
Te regarder sourire
Voir briller tes yeux
T’aimer et puis mourir
Mourir en toi et mourir
Puis renaître à petit feu
Boire à la coupe du temps

Je voudrais vivre mille ans

Sacrifiés sur l’autel
Fusionner notre sang
Toi mon sang moi ton sang
Nous envoler sans ailes
Soudés à l’anneau d’or
La nuit tu écrirais l’amour
Et je peindrais ton corps

Pour prolonger les jours   

Et ne rien perdre de nous  

 

Je voudrais vivre mille ans .../...






Quand je serai vieux...


.../...

Quand je serai vieux
Que j’aurai tout compris
Ou bien tout oublié
Quand le blanc de mes cheveux
Se verra converti
En une enveloppe ridée
Mon cœur essoufflé
Me donneras-t-il encore
La force d’aimer

Quand je serai vieux
Que mes mains trembleront
A ne plus me nourrir.../...



Même combat, même féfit...

.../...

Mes yeux sont fermés

Sur l’onde de la vie
Mon parcours est tracé
J’étais bien ici
En ce matin peureux
Le destin m’emporte
J’abandonne les lieux
Je vais passer la porte

Douceur ou souffrance
Aucune illusion
Elles seront mes alliances
A ma grande mutation .../...




Page blanche

.../...

En retour Madame à votre page blanche
Doucement posée au cœur de la nuit
Acceptez je vous prie cette réponse franche
A vos tendres secrets écrits

J’ai goûté vos mots en transparence
A la grâce d’une bougie
Ces douces déclarations, c’est une évidence
D’amour, et d’amour seulement restent nourries

Dans ma dernière clameur où je n’ai rien inscrit
Mes phrases sans rime parlaient à discrétion
Combien de vous je suis épris
Sans pour cela dévoiler ma folle passion

Vous avez lu merveilleusement entre les mots
De mon absente écriture vous avez tout compris.../...